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Des outils pour retrouver le goût de la vie

Des outils pour retrouver le goût de la vie

Jardinage, peinture, lecture et sport : ces activités ont fait leur preuve dans la guérison des blessés psychiques. Tégo a apporté son soutien financier à l'hôpital d'instruction des armées Robert Picqué pour compléter cette palette d'outils.

Quel est le rapport entre le jardinage et une situation de guerre ?

C'est un outil thérapeutique pour aider les militaires blessés psychiques à retrouver une vie normale. En effet, le stress post-traumatique est une blessure grave, mais invisible… Une blessure largement prise en charge aujourd’hui dans les hôpitaux d'instruction des armées (HIA). Un processus long et délicat : il faut réapprendre à vivre. C'est ainsi qu'à l'hôpital d'instruction des armées Robert Picqué, situé à Villenave d'Ornon, en Gironde, les services de médecine physique et de réadaptation (MPR) et psychiatrique ont mis en place des activités thérapeutiques.

Il s'agit d'améliorer l'estime de soi des patients et de stimuler leurs capacités d’expression et de création. « Nous souhaitons par ces activités contribuer à améliorer la qualité de vie des patients militaires, leur réapprendre le goût de l’effort et la satisfaction devant le travail accompli » soulignent les soignants.

S’inscrire dans la durée

Tégo souhaite avant tout inscrire son action en faveur des blessés psychiques dans la durée. C'est pourquoi aider l'HIA Robert Picqué pour mettre en place et pérenniser ces outils est important. Un atelier jardinage, un autre d'art thérapeutique, des abonnements à des magazines, un poste de télévision ou encore du matériel sportif seront ainsi financés par Tégo pour permettre aux blessés de récupérer au mieux durant leur séjour à l'hôpital. Les blessés psychiques actuellement traités en France souffrent de syndromes post traumatiques (SPT).

Ces SPT ont pour principales origines les opérations extérieures des cinq dernières années. Ils peuvent se caractériser par des crises d'angoisse, des troubles du sommeil, de l'irritabilité, des pertes de mémoire… À l'HIA Robert Picqué, ils représentent 80 % des personnes hospitalisées du service psychiatrique et 20 % dans le service médecine physique et de réadaptation.
Date de parution de l'article : 26/10/2020