Habitation, les nouveaux modes de vie

Poussés par un marché de l’immobilier tendu et des perspectives économiques moroses, les Français se tournent vers des solutions alternatives en matière de logement. Développement de la colocation, engouement pour les logements avec dépendance… les idées ne manquent pas mais il faut aussi penser à les assurer.

Colocation, habitat partagé… les alternatives au logement individuel connaissent un essor sans précédent. Si certains n’y voient qu’un effet de la crise, les motivations sont plus profondes comme le note la sociologue et architecte Monique Eleb : « De plus en plus de tribus et familles se regroupent, retapent un immeuble ou une usine pour y vivre ensemble. Leurs motivations sont multiples : envie de convivialité, peur de la solitude, désir de se distinguer, choix d’un mode de vie alternatif, etc. »

 

Un phénomène de société…

La colocation est la solution qui prend de plus en plus d’ampleur.
D’après un sondage CSA pour le réseau immobilier Guy Hocquet, les jeunes actifs sont aujourd’hui plus nombreux que les étudiants à choisir la colocation (54% contre 45%). Encore marginal, la colocation intergénérationnelle se développe lentement.
Certains séniors sont réfractaires au placement dans une maison de retraite ou un établissement spécialisé mais ils ne veulent pas s'isoler chez eux. La colocation devient alors la solution idéale. Elle permet notamment de réduire les coûts et de conserver le plus longtemps possible son indépendance.

Une autre tendance forte dans le secteur immobilier est la recherche de biens offrants, en plus de l’habitation principale, un logement indépendant. Celui-ci peut servir à héberger les enfants devenus grands et qui n’ont pas encore les moyens de prendre leur envol. De plus en plus de particuliers font aussi le choix de mettre en location afin d’avoir un revenu complémentaire. Ces logements indépendants sont aussi une solution pour rapprocher les générations. Ils offrent un compromis entre un « chacun chez soi » qui rime souvent avec solitude et un « vivre ensemble » qui n’est pas toujours simple à appréhender.

 

… qu’il faut savoir assurer

Face à ces nouvelles tendances, les assureurs ont dû adapter leur contrat. Il ne faut pas oublier que l’assurance habitation ne permet pas de se prémunir uniquement contre le vol, l’incendie, le dégât des eaux… Elle inclut généralement une garantie « Responsabilité civile » qui prendra en charge l’indemnisation des dommages, matériels ou corporels, que vos enfants ou vous-même pourriez causer à quelqu’un (blesser quelqu’un en jouant, casser la fenêtre du voisin…).

Il est donc important que tous les occupants d’un logement soient bien assurés.

Si vous faites le choix de la colocation et que vous avez un bail commun, un seul contrat suffit. L’un des colocataires souscrit un contrat adapté pour l’ensemble du logement en précisant le nom de chaque colocataire permettant à chacun d’être ainsi couvert pour sa personne comme pour ses biens. Il faudra bien sûr penser à le mettre à jour en cas de changement d’occupant.

Si vous hébergez gratuitement un membre de votre famille ou si vous louez une partie de votre logement, il est nécessaire de prendre contact avec votre assureur pour vérifier les termes de votre contrat et procéder éventuellement à des modifications de garanties.

 

L’essentiel

34%

C’est le pourcentage de personnes qui choisissent la colocation pour ne pas vivre seul. Ce chiffre s’accentue chez les plus de 65 ans qui sont 41% à mentionner cette motivation.

Sondage Guy Hoquet l’Immobilier - CSA - 2014

 

 

 

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