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Coronavirus : le dépistage et la prise en charge des patients atteints

Comment les personnes dépistées positives ou potentiellement infectées sont-elles suivies ? Du diagnostic à la prise en charge thérapeutique, Tego revient sur le parcours des patients confrontés au virus.

Qui peut bénéficier d’un dépistage ?

Tous les patients ayant des symptômes ne peuvent pas se faire dépister. Pour limiter le risque de saturation des centres de dépistage, le Haut Conseil de Santé Publique (HCSP) a défini quatre catégories de populations prioritaires pour ces tests dès lors qu’elles présentent des symptômes évocateurs du COVID-19 :

  • les personnes vulnérables (voir la liste) ayant un risque de complications ;
  • les deux ou trois premières personnes présentant des symptômes évocateurs dans les structures médico-sociales (maisons de retraites en particulier), et dans les structures collectives hébergeant des personnes vulnérables ;
  • les personnes hospitalisées ;
  • les professionnels de santé.

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic peut être établi sur la base :

  • d’un dépistage pour les personnes prioritaires : selon les cas, ce test peut être réalisé dans les structures hospitalières (si les patients sont diagnostiqués à l’hôpital ou présentent des signes de gravité) ou dans des laboratoires de ville sur prescription médicale. Un prélèvement est effectué dans le nez ou la gorge du patient et analysé par un laboratoire spécialisé pour rechercher la présence éventuelle du virus ;
  • d’un examen clinique réalisé par le médecin traitant pour les personnes non dépistées.

Quelle prise en charge pour les cas avérés ou suspectés ?

Qu’ils aient bénéficié d’un dépistage ou non, les patients potentiellement porteurs du virus sont orientés (notamment par les centres 15) dans l’un des établissements prévus pour assurer la prise en charge thérapeutique des cas de COVID-19. Si plusieurs essais cliniques sont en cours pour tester des pistes de traitement, il n’existe à date pas de médicament ayant prouvé son efficacité vis-à-vis du virus. Le traitement des patients atteints est donc pour l’heure essentiellement symptomatique.

Anti inflammatoires, gare à l’automédication !

De nombreux médecins ont attiré l’attention récemment sur les risques d’aggravation liés à la prise d’anti-inflammatoires en cas d’infection au COVID-19. C’est pourquoi il est recommandé de privilégier le paracétamol pour soulager les symptômes provoqués par le virus (fièvre, douleurs…). En cas de doute ou de traitement anti-inflammatoire suivi pour une autre pathologie, il est conseillé de se tourner vers son médecin pour connaître la démarche à suivre.


Cet article a été réalisé en partenariat avec l’I.E.M.P

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