Aller au contenu
Les plus et les moins de la vaccination contre la grippe

Les plus et les moins de la vaccination contre la grippe

En vous faisant vacciner contre la grippe, vous mettez un atout supplémentaire de votre côté pour ne pas l’attraper, tout en protégeant vos proches. Pourtant, l’efficacité du vaccin n’est que limitée. Alors, vaccin ou pas vaccin ? Tégo vous informe et ouvre le débat.

1 - Enjeu : échapper à l’épidémie

Maladie saisonnière virale, la grippe touche chaque année entre 2 et 6 millions de Français. Éprouvante et très contagieuse, elle se transmet par simple inhalation de gouttelettes de salive, postillons ou éternuements, entre le jour précédent les symptômes et jusqu’à une semaine après. Il n’existe pas de traitement contre la grippe, hormis du repos et du paracétamol. Si le vaccin antigrippal n’est officiellement recommandé que pour les plus de 65 ans et les personnes à risque, se faire vacciner chaque année peut être un bon moyen d’y échapper.

2 – Objectif : faire un acte solidaire

Vous faire vacciner, c’est vous protéger, vous, vos collègues et votre entourage. Car si chez les personnes en bonne santé, la grippe se manifeste « simplement » par une grosse fatigue, de la fièvre et des courbatures pendant quelques jours, chez les personnes fragiles, le risque de complications graves, telles une infection pulmonaire ou l’aggravation d’une maladie chronique, est réel. La grippe est ainsi responsable de 2 500 morts par an en France.

3 – En pratique : un vaccin bien toléré

Le virus contre la grippe évolue continuellement. C’est pourquoi le vaccin est modifié chaque année et qu’il faut se refaire vacciner tous les ans. Bien toléré, il protège pendant 6 à 12 mois, avec une efficacité variant entre 60 et 90 % selon les années : étant fabriqué six mois avant l’épidémie, il est plus ou moins adapté aux virus qui en sont effectivement responsables.

Tout le monde peut se faire vacciner, y compris les femmes enceintes ou qui allaitent et les enfants, dès 6 mois. Et le vaccin ne peut pas vous donner la maladie : c’est un vaccin à virus inactivés. Vous pouvez cependant, dans les deux jours qui suivent son application, ressentir de légers effets secondaires : maux de tête, douleurs musculaires ou articulaires, fièvre ou frissons. Une rougeur ou un gonflement à l’endroit de l’injection peuvent aussi apparaître. Attention, surtout si vous êtes allergique à l’un des composants du vaccin, en particulier à l’œuf et à certains antibiotiques. Demandez conseil à votre médecin.

Le vaccin protège seulement deux semaines après l’injection. N’attendez pas l’épidémie !

4 – Les inconvénients de la vaccination

Les instances sanitaires sont formelles : mieux vaut se faire vacciner ! Pourtant certains pensent qu’en nous évitant d’attraper de « vraies » grippes, le vaccin nous empêcherait de construire progressivement notre propre immunité face à la maladie. En gardant en mémoire les précédents virus des grippes contractées, notre système immunitaire pourrait mieux se défendre contre les nouvelles modifications du virus chaque hiver.

Quant au risque de maladie auto-immune comme la sclérose en plaque, dont la responsabilité est parfois imputée aux vaccins, pas de danger : le vaccin contre la grippe n’est pas un vaccin vivant. Il stimule le système immunitaire de façon bien moins intense que la grippe elle-même !

Le conseil de l’expert

Prévenir la grippe, c’est aussi adopter quelques gestes simples : vous laver régulièrement les mains à l’eau et au savon, utiliser des mouchoirs en papier à usage unique et les jeter dans une poubelle avec couvercle, porter un masque chirurgical si vous êtes malade. Evitez aussi les contacts et pensez à aérer votre logement chaque jour.

Chiffre clé

1 Français de plus de 15 ans sur 5 se vaccine contre la grippe